Votre site est-il lisible par ChatGPT ? Cinq vérifications en dix minutes

Quand un client demande à un assistant IA qui fait votre métier dans votre ville, votre site peut être invisible sans que vous le sachiez. Cinq vérifications à faire vous-même, sans compétence technique.

De plus en plus de clients ne tapent plus seulement une recherche dans Google. Ils posent la question à ChatGPT, à Perplexity ou à Claude : « Qui fait de la menuiserie sur mesure à Amiens ? » Le modèle répond avec quelques noms. Si le vôtre n’y est pas, ce n’est pas forcément parce que votre site est mauvais. C’est souvent parce que le modèle n’a pas pu le lire.

Voici cinq vérifications à faire vous-même. Aucune ne demande de compétence technique, et l’ensemble tient en dix minutes.

1. Le fichier robots.txt ne ferme pas la porte

Chaque site a, ou devrait avoir, un petit fichier public qui dit aux robots ce qu’ils ont le droit de lire. Tapez l’adresse de votre site suivie de /robots.txt, par exemple votre-site.fr/robots.txt.

Cherchez-y les noms des robots des modèles, suivis d’une ligne Disallow: /. Si vous en trouvez, ces robots sont bloqués.

RobotQuiÀ quoi il sert
GPTBotOpenAICollecte pour l’entraînement des modèles
OAI-SearchBotOpenAIRecherche dans ChatGPT
ChatGPT-UserOpenAILecture d’une page à la demande d’un utilisateur
ClaudeBotAnthropicCollecte pour l’entraînement
PerplexityBotPerplexityIndex de recherche de Perplexity
Google-ExtendedGoogleAutorise ou non l’usage de vos pages par Gemini

Bloquer la collecte pour l’entraînement peut être un choix délibéré. Bloquer aussi les robots de recherche, en revanche, vous retire des réponses. Le plus souvent, personne ne l’a décidé : c’est un réglage par défaut d’un thème, d’une extension de sécurité ou de l’hébergeur. Certains services, comme Cloudflare, proposent un blocage des robots d’IA en un clic, parfois activé par défaut.

À titre d’exemple, le robots.txt de ce site autorise ces robots un par un, par leur nom.

2. Votre texte existe sans JavaScript

La plupart des robots des modèles lisent la page telle qu’elle arrive du serveur, sans faire tourner le JavaScript. Si votre texte n’apparaît qu’une fois le script exécuté, ils voient une page vide.

Le test : ouvrez une page de votre site, puis affichez son code source (Ctrl + U sur Windows, Cmd + Option + U sur Mac). Cherchez-y une phrase que vous voyez à l’écran, avec Ctrl + F. Si vous la trouvez, tout va bien. Si le code source ne contient presque que des balises <script>, votre contenu est invisible pour ces robots.

3. Des données structurées disent qui vous êtes

Les données structurées sont un petit bloc invisible, au format schema.org, qui décrit votre activité à une machine : nom, métier, zone d’intervention, adresse, horaires, prix. Un humain ne le voit pas ; un moteur ou un modèle le lit sans ambiguïté.

Collez l’adresse de votre page d’accueil dans le test des résultats enrichis de Google, ou dans le validateur de schema.org. Si rien ne remonte, votre activité n’est décrite nulle part de façon lisible par une machine.

4. Les faits sont écrits quelque part, et partout pareils

Un modèle recoupe. Si votre site dit « depuis 2009 », votre fiche Google « depuis 2011 » et un annuaire donne une ancienne adresse, il hésite, ou il se trompe.

Vérifiez que les faits de base sont identiques partout : nom exact, adresse, téléphone, zone d’intervention, activité. Idéalement, réunissez-les sur une page claire de votre site. Certains sites ajoutent aussi un fichier llms.txt qui résume l’essentiel pour les modèles ; c’est une proposition récente, pas une norme, et rien ne garantit qu’un modèle le lise. Une page de faits bien écrite reste plus sûre.

5. Le test réel : demandez-lui

Posez vous-même deux questions à ChatGPT, à Perplexity et à Claude :

  • « Qui fait [votre métier] à [votre ville] ? »
  • « Que sais-tu de [nom de votre entreprise] ? »

Notez les réponses, et surtout les sources citées quand l’outil en donne. Les réponses varient d’une fois à l’autre : posez chaque question deux ou trois fois. Datez vos notes. C’est votre point de départ, et la seule façon honnête de mesurer ensuite si quelque chose a changé.

Et ensuite

Si les cinq cases sont cochées, votre site est lisible ; il reste à être choisi, ce qui est un travail de contenu. Si une ou plusieurs ne le sont pas, la correction est en général rapide, et c’est par là qu’il faut commencer.

C’est le travail de la salle 102, SEO & GEO : un audit de ces points et d’autres, les corrections, puis une mesure à 90 jours, comparée au point de départ.